Éclosion d'algues rouges meurtrières dans le St-Laurent
Par Hallkalah le 12/16/08 - Paru dans Sante | 5 commentaires
L’on récolte ce que l’on sème et lorsqu’il s’agit de s’investir en agriculture industrielle sans prendre compte des répercussions nocives et polluantes environnementales, de belles surprises toujours aussi insolites surgissent des eaux troubles. Une importante éclosion d’algues rouges s’est manifestée dernièrement dans l’estuaire du Fleuve St-Laurent, entre Trois-Pistoles et Rimouski.
Lorsque ces plantes aquatiques atteignent le seuil de l’excès en terme de prolifération, elles s’avèrent extrêmement menaçantes pour le reste de l’écosystème marin. La toxicité élevée de l’algue rouge aurait pour effet de nuire, voire, éliminer totalement une zone florale et faunique, créant ainsi ce qu’on appelle une « zone morte ».
Ce jaillissement subit de thallophytes exterminateurs a déjà décimé des animaux aquatiques. Normalement, les algues rouges sont rarement observées dans le St-Laurent car elles se multiplient en courants d’eaux plus chaudes. Cependant, en raison du réchauffement global, de l’augmentation de la température des eaux nordiques et enfin d’une pollution abondante, ostensiblement indifférente à des fins vénales, le phénomène s’active graduellement et s’épanche dangereusement.
Les pluies diluviennes de cet été qui « nettoient » les champs dans lesquels les agriculteurs ont déversé des engrais azotés, finissent par transporter une partie de ces produits chimiques vers les ruisseaux et rivières, ceux-ci se ramifiant pour se déverser dans le fleuve, qui irrévocablement convergent dans l’estuaire St-Laurent. Ces engrais nourrissent copieusement ces algues corrosives.
La tactique libérale de Monsieur Charest semble se dessiner vers un total masquage des faits alarmants, ce qui aurait pour effet de tergiverser la situation. Tenir cette nouvelle aussi morte que les zones faisandées, censurer catégoriquement les informations reliées à ces drôles d’éclosions, pour finalement se sauver d’une responsabilité gestionnaire concernant l’agriculture industrielle et sa dénaturation.
Néanmoins, tout n’est pas perdu car il semblerait qu’une équipe du CNRS français aurait trouvé le moyen de freiner leur prolifération en les confrontant à d’autres types d’algues (non toxiques) qui deviendraient les parasites rivaux des algues rouges.






L'humain ne semble pas réaliser qu'il se rapproche chaque fois un peu plus de sa propre extinction en éliminant les autres espèces...
C'est en semant l'écologie en de petits lieux que la Terre finira par mieux se porter!
Il me semble que le gouvernement devrait agir pour que les agriculteurs ne puissent polluer comme bon leur semble. Et je crois que l'on devrait trouver un moyen pour avoir une solution pour l'épandage de lisier de porc et autres. Pour que les agriculteurs ne polluent pas comme ils le font présentement.
Un gouvernement qui fuit les pressions des cultivateurs sans scrupules environnementaux reste un gouvernement qui ne met pas ses culottes...
Après les algues bleues, voici les rouges qui pointent leur nez. Il est facile de taper sur le dos de Charest mais il est bien plus difficile de responsabiliser les agriculteurs et l'UPA qui sont les premiers responsable de cette pollution. Les règles d'épendadage de lisier de porcs sont aisemment contournée par les entitées agricoles. Dés que le gouvernement ose ouvrir sa trappe, les gros cultivateurs montent aux crénaux et font des pressions sur les députés. Il est abérrant de subventionner des agriculteurs qui font pousser du mais pour faire du méthanol; quand on sait que la culture du mais est une des plus polluantes. Il y aurai beaucoup à dire sur le sujet. A quand la fin de la langue de bois?