Une prothèse pour les éléphants
Par Hallkalah le 03/11/09 - Paru dans Science-international | 0 commentaires
Certaines contrées forestières de l’Asie du sud-est sont encore tristement reconnues comme étant des vestiges d’anciens conflits violents, où erre impavide, sous les racines et l’herbe, l’une des inventions les plus abominables, qui déshonore une fois de plus le genre humain belliqueux : la mine antipersonnel. Petite soucoupe de destruction, ces horreurs enfouies n’ont pas que les civils comme victimes; les éléphants, qui travaillent ou vadrouillent en toute quiétude dans les forêts sauvages où peu de gens s’aventurent, ont la déveine d’écoper parfois de ce cher fléau implanté des hommes.
L’on peut du moins se réconforter en apprenant que l’aide humanitaire existe toujours, et qu’elle offre son soutient aux animaux. En Thaïlande, il y a deux ans, après avoir écrasé de sa patte une mine antipersonnel, Mosha, un éléphant de 7 mois, s’est retrouvé amputé de celle-ci. Néanmoins secouru, il avait été rapidement transporté vers l’Hôpital des Amis des Éléphants à Lampang. Chanceux dans sa malchance, il devint le premier éléphant à porter une prothèse spécialement conçue pour les pachydermes.
Aujourd’hui, ayant considérablement grandi, étant presque âgé de 3 ans et habitant un orphelinat pour éléphants dans les lieux sylvestres et nordiques de la Thaïlande, Mosha s’est fait remplacer sa patte artificielle. L’éléphant, étant un emblème sacré au pays, représentera maintenant un symbole de lutte et de courage contre les mines antipersonnel et de toutes leurs victimes.





