Google et la pollution
Par Hallkalah le 01/22/09 - Paru dans Internet-international | 3 commentaires
Vos bonnes intentions sur Google sembleraient, contre votre gré, nuire à l’environnement. C’est du moins ce qui résulte d’une enquête universitaire (Harvard), selon laquelle chaque internaute polluerait en surfant sur Google, le moteur de recherche le plus puissant disponible.
D’après les prospections, seulement le fait de mener deux anodines recherches sur Google émettrait autant de CO2 qu’une bouilloire à ébullition, trouvant source d’énergie à partir d’électricité produite au charbon. La raison est simple selon Alex Wissner-Gross, le meneur de la recherche : « Google exploite d'immenses centrales un peu partout dans le monde, ce qui nécessite de grandes quantités d'énergie».
La rapidité et la performance de ce moteur de recherche n’ont nulles autres raisons qu’un vaste et incommensurable étendu de serveurs Google, institués un peu partout dans le monde; des Etats-Unis jusqu’en Europe, ainsi qu’en Chine et au Japon. La majorité de ces centrales d’exploitation siphonnent une quantité énergétique exubérante, en grande partie produite à base de pétrole ou de charbon, tous deux combustibles d’un taux d’émission malsain et polluant, vous l’aurez deviné.
Si l’on ajoute à cela, le drainage énergétique provoqué par l’ordinateur à partir duquel la recherche s’exécute, Wissner-Gross conclue qu’en bref, une seule requête peut émettre 7g de CO2, relativement aux 15 grammes d’une bouilloire. Alors que ces chiffres sont mis à jour, une autre recherche appliquée par la firme britannique de consultants carbonfootprint.com, estime qu’en moyenne une requête Google dégage entre 1 et 10g de C02. S’ajoute à toutes ces observations un rapport encore plus détaillé, dirigé par Gartner (entreprise américaine respectée dans le domaine technologique), qui réitère la cause en soutenant que depuis 2007, cette immense entreprise informative qu’est Google serait responsable à elle seule de 2% des émissions mondiales de CO2. Si l’on la compare à l’industrie totale de l’aviation, ce qui n’est pas rien, Google polluerait plus annuellement.
Ces résultats tout de même évocateurs ont bousculé des clameurs d’indignations des représentants Google, assurant que les données des recherches sont souvent beaucoup trop élevées. Selon eux, une recherche équivaudrait à 0, 2 g de CO2. Si d’après leurs chiffres, l’on associe ce taux aux 200 000 000 de requêtes Google menées chaque jour, l’on en viendrait tout de même à des conclusions suscitant le questionnement; seulement 1000 recherches Google pollueraient autant qu’une voiture s’étendant sur la route durant un 1 kilomètre. Toutefois, il ne faudrait pas oublier que Google n'est pas le seul à produire toute cette pollution: s'il est à l'avant plan et si on en parle autant, c'est qu'il est le leader mondial, le plus illustre des moteurs de recherche.
La recherche du physicien de Harvard ne tient cependant pas compte des sources d’énergie dites « propres », telle l’hydroélectricité. L’on peut être fier d’utiliser une énergie réputée pure. Théoriquement, si ces centrales étaient exploitées au Québec, l’énergie produite ne devrait pas émettre de pareilles émissions polluantes. Cependant, Google n’a pas de centrales dans notre province. Peut-être l’envisageront-ils…
L'arrivée récente du moteur de recherche "Ethicle" qui plante des arbres selon le nombre des vos requêtes est peut-être une réaction bienfaitrice car il est généré par Google...






Très bien que vous repreniez et diffusiez cette information qui peuvent nous aider à ne pas (trop) se dissocier de nos responsabilités. Par contre je crois qu'il y a une petite erreur dans la tranmission de cette info parue la semaine dernière. En effet, ce ne serait pas Google seul qui serait à 2% des émissions mondiales de CO2 mais bien le total de toute l'industrie des technologies de l'information.... ce qui a plus de sens et qui est déjà ÉNORME!!! d'ailleurs je ne suis pas certain que je devrais envoyer ce message?!?! ok, après 48 requêtes sur Google je viens de trouver que votre serveur est au Québec et allimenté à l'hydroélectricité.
Il fallait bien s'y attendre, si les données sont crédibles, l'on peut en effet se questionner sur les deux côtés de la médaille technologique. Toujours de belles surprises. Mais j'ai lu quelque part que le réalisateur de la recherche avait nié ce qu'il avait dit, suite aux questionnements alarmés de Google. J'ai lu aussi que malgré ce fait, Google s'engageait énormément sur le plan écologique. Disculpation?
Si les recherches faite sur Google et autres moteur de recherche est si polluant que l'on dit. Et si on ajoute les ondes émises par les cellullaires, on peut se dire que la technologie nous sert d'un côté et peut nuire de l'autre. Il faut faire la juste part des choses. Quand pensez-vous?