Surveillance électronique des délinquants dangereux
Par Zabie le 08/11/08 - Paru dans Politique | 0 commentaires Le gouvernement Harper vient d'annoncer, par la bouche de son ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, la mise sur pied d'un programme de surveillance électronique des détenus dangereux faisant l'objet d'une libération conditionnelle.
En effet, à partir du mois de septembre 2008, ce projet-pilote sera lancé en Ontario et impliquera 30 prédateurs sexuels et détenus violents libérés. Chacun d'entre eux se verra installer un bracelet de géo-positionnement satellite (GPS) à la cheville. Ce dispositif permettra au Service correctionnel du Canada de savoir en tout temps où se trouve l'ex-détenu et ses agents seront alertés si le délinquant enfreint les conditions de sa libération conditionnelle, notamment son couvre-feu, son assignation de résidence ou ses restrictions géographiques. Par exemple, un prédateur sexuel pourrait se voir interdir d'approcher une école à moins d'une certaine distance.
Le programme aura une durée d'un an et engendrera des coûts de 600 000$. S'il se montre concluant, il pourrait se voir étendu à la grandeur du Canada. Il est à noter que plusieurs provinces canadiennes ont déjà leur propre système de surveillance des délinquants libérés et que la Nouvelle-Écosse utilise actuellement une technologie très semblable à celle qui sera empruntée par le gouvernement fédéral.





