Un réseau de cyber-espionnage principalement basé en Chine découvert
Par Anya le 03/29/09 - Paru dans Internet-international | 0 commentaires Des travaux menés par l'Information Warfare Monitor (IWM), un groupe de recherche sur Internet, ont permis de découvrir un important réseau de cyber-espionnage international. Entre juin 2008 et mars 2009, au moins 1 295 ordinateurs de gouvernements et organisations privées de 103 pays différents auraient été piratés.
Le réseau baptisé « Ghostnet » par ceux qui l’ont découvert, opère principalement depuis la Chine. Les travaux rendus publics samedi ne permettent toutefois pas d’identifier les motivations des pirates informatiques ou encore d’établir leur identité.
C’est en enquêtant sur des allégations d’espionnage informatique de la communauté tibétaine mise en exil par la Chine qui accuse le Dalaï Lama et ses proches de faire des complots indépendantistes, que l’information Warfare Monitor a mis au jour le réseau de cyber-espionnage.
Parmi les pays et les organisations infiltrés par « Ghostnet » figurent : les ministères des Affaires étrangères d'Iran, du Bangladesh, de Lettonie, d'Indonésie, des Philippines, de Bruneï, de la Barbade et du Bhoutan; des ambassades d'Inde, de Corée du Sud, d'Indonésie, de Roumanie (à Paris), de Chypre, de Malte, de Thaïlande, de Taïwan, du Portugal, d'Allemagne et du Pakistan; du secrétariat de l'ASEAN (Association des pays d'Asie du Sud-Est); des organisations de presse et un ordinateur non classé secret défense au siège de l'OTAN à Bruxelles.
Jusqu’à maintenant, les ministères Chinois des Affaires étrangères et de l’Information n’ont pas émis de commentaires suite à la nouvelle.





