L'agoraphobie, ou la peur d'avoir peur
Par Resurgence42 le 09/14/09Parmi les manifestations de souffrance non organique de l'homme moderne, l'agoraphobie se situe un peu à part. Ce mot vient du grec "agora" qui désigne la place publique, l'assemblée et du mot "phobos", la peur, qui est souvent associé uniquement à la peur de la foule. L'agoraphobie est un état, peut-être plus qu'une maladie, sauf dans ses formes les plus graves, et qui peut se manifester de diverses manières.
Pour en donner une définition plus large, l'agoraphobie est un trouble cognitif qui s'illustre par une peur irraisonnée. Peur de ne pouvoir maîtriser une situation, peur d'être abandonné face à un danger réel ou fictif. Par extension bien sûr, le fait d'être "noyé" dans une foule d'individus peut entraîner un trouble s'exprimant avec une panique, ce qui correspond tout à fait à une agoraphobie. Ces traductions physiques vont de l'apparition de tremblements, de sensations d'étouffement ou d'étranglement, des gênes thoraciques, jusqu'à des épisodes de tachycardie, voire des épisodes de dépersonnalisation. En ce cas, ce sont alors des manifestations graves, nécessitant une consultation médicale et une prise en charge au long cours. Ces symptômes de l'agoraphobie sont bien sûr fonction de la sensibilité des sujets. Toutefois tous les sujets atteints décrivent, après s'être calmés, la sensation de mourir. Ces troubles concernent de 2 à 7 % des individus. Ils apparaissent plus volontiers après l'âge de 30 ans, jusqu'à 45-50 ans. Ils concernent indifféremment les femmes et les hommes.
Peut-on guérir, voire vivre avec ces troubles ? L'inconvénient majeur est que les personnes vont adapter des attitudes d'évitement : elles vont de manière systématique faire l'impasse sur des situations qui à leurs yeux va les paniquer. Ce qui va entraîner progressivement une désocialisation. Ces attitudes d'évitement deviennent alors fortement socialement invalidantes, car elles peuvent empêcher les individus d'aller au travail et d'avoir des relations sereines dans son environnement. Dans les cas les plus graves, ces crises peuvent déboucher sur des dépressions nerveuses graves. Dans la nosographie psychiatrique, l'agoraphobieest considérée comme une névrose. Elle peut se soigner grâce aux prises en charge à médiation verbale : les thérapies cognitivo comportementales, la psychothérapie essentiellement.
Dans les formes bénignes de l'agoraphobie, l'usage des techniques de relaxation peut être suffisant. Apprendre à maîtriser ses émotions et ses affects peut être un travail complémentaire qui se révèlera fructueux pour pallier cette gêne, avant qu'elle ne devienne chronique. Si vous croyez souffrir d'agoraphobie, n'hésitez pas à consulter un professionnel de la santé.
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J'ai peur d'avoir peur, que faire?
j'ai eu une attaque de panique sur un gros pont il y a 30 ans et depuis je ne traverse plus les ponts. j`ai essayer l`hypnose, thérapie de groupe,pratique avec d'autres et rien ne bouge j`ai toujours une peur je pense que j'ai peur d'avoir peur peux tu m'aider? merci


