FranceTop - CanadaTop - Mexicotop - ZhongguoTop
quebec top logo
Articles - Mardi, Le 02 Déc 2008 

Le mouvement dada

L’Histoire de l’humanité est probablement la réalisation la plus sanglante, la plus violente, voire la plus décadente que l’homme ait jamais conçue. Parsemée çà et là d’assassinats, de tueries, de catastrophes et de guerres, cette histoire, qui est pourtant la nôtre, est une vision d’horreur telle que même les meilleurs effets spéciaux au cinéma n’arriveraient jamais à rendre compte avec justesse de la barbarie des êtres humains.

Dans cet ordre d’idées, on peut facilement désigner l’homme


par l’épithète « sanguinaire » puisqu’il a engendré à lui seul maintes guerres, telles la Guerre de Cent Ans, la Première Guerre mondiale et la Deuxième Guerre mondiale, pour ne nommer que celles-ci. Ces événements, aussi brutaux et violents soient-ils, ont provoqué des destructions tellement majeures que les structures politiques, économiques, culturelles et sociales ont été perturbées, voire littéralement bouleversées. Sur cette voie, n’oublions pas les nombreux dommages faits à l’homme lui-même, tant au niveau physique que psychologique. Pensons, en guise d’exemple, aux nombreux artistes du XXe siècle qui se sont réfugiés à Zurich pour échapper à la tyrannie de la Première Guerre mondiale. J’inclus dans cet énoncé des gens tels que Tristan Tzara, Hugo Ball, Marcel Janco, Jean Arp, Sophie Taueber-Arp, Hans Richter et Richard Huelsenbeck, lesquels, faute d’avoir une participation active dans cette destruction à caractère international, se réfugient plutôt à Zurich pour œuvrer à leur véritable passion : l’art.

Ainsi, le mouvement dada prend son expansion vers l’année 1916 pour s’éteindre en 1924. C’est d’abord au cabaret Voltaire que les artistes, venus de différents pays à travers le monde, se décident à présenter et à créer des œuvres à l’image de la société. Le nom « dada » est rapidement choisi au hasard à travers les pages d’un dictionnaire. Cet aspect insolite de la création du mouvement présente d’emblée le côté aléatoire du dadaïsme.

Véronique Bartoli-Anglard affirme, dans son ouvrage intitulé Le surréalisme, que le mot dada « […] devient un mot d’ordre lancé contre toutes les formes de contraintes : il faut mettre à bas toute la société et retrouver la vie, se conquérir soi-même dans l’unité des contraires. À une période de destruction doit succéder une reconstruction qui se fonderait non sur un choix, mais sur une éternelle double postulation […] ». Ainsi, malgré les désastres occasionnés par la guerre, les dadaïstes sont conscients du sort de leur société. Ils savent pertinemment qu’elle court à sa perte, que l’homme, en combattant pour le soi-disant bien de l’humanité, fonce à toute allure vers un désastre imminent.

C’est en réaction contre la violence et contre la brutalité que les dadaïstes répandent à leur tour le sang versé : ils vont à leur manière projeter sur les gens ces mêmes sentiments de violence et de brutalité qu’ils ont introjectés, au premier abord.

Donc, c’est dans l’arrière-salle du Cabaret Voltaire que l’on s’apprête à exprimer cette révolte commune, voire cette protestation contre une société coupable de produire les pires horreurs. C’est par l’utilisation d’un esprit de dérision féroce que les dadaïstes vont exprimer leur intériorité, ou, comme l’exprime plus tard Tristan Tzara, leur dégoût général : C’est ainsi que naquit mon dégoût, explique-t-il […]. Il s’était enraciné en moi, renforcé par les refoulements de mon enfance, il s’adapta à ma vie qu’il accompagnait parallèlement et devint un élément poétique de révolte latente et sans appel » (François Buot). Comme nous pouvons le constater, ce rejet de la guerre hante les dadaïstes jusqu’au bout : du plus profond de leurs entrailles jusqu’à la scène sur laquelle ils expriment férocement leur dégoût de la guerre et de la société. C’est de cette manière que le grotesque et l’absurdité de la Première Guerre mondiale adopteront dès lors une forme nouvelle : l’art dada, en d’autres mots un art nouveau pour le XXe siècle.

En somme, il y a de nombreuses activités artistiques auxquelles les artistes du dadaïsme se sont donnés corps et âme. Que l’on pense aux poèmes nègres de Tristan Tzara, au poème abstrait Karawane d’Hugo Ball ou encore à L’amiral cherche une maison à louer de Tzara, Janco et Huelsenbeck. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille d’écouter le vidéo ci-dessous. Bon visionnement!



a
a
a

Apportez-nous votre aide pour rendre QuébecTop meilleur !
Si vous remarquez un article offensant, erroné et/ou contenant plusieurs fautes d'orthographe, S.V.P communiquez avec nous.

Merci également de voter.

Moyenne de 4,6/5 pour 5 VOTES.

Posez votre question


Titre de votre question :
Détails sur la question :
Votre Nom :
Email :


Article de EricDumais
2008-05-23




Comment faire une recherche des hippies qui ont participé au mouvement ?
Bonjour, je suis au lycée et je fais un TPE sur le mouvement hippie et j'aimerais savoir si vous pouriez me dire des noms de hippies connus qui ont eu une grande influence sur le mouvement, et ce qu'ils ont fait pour avoir cette influence.

Actualités à la une sur QuébecTop







Participez et répondez Questions & Réponses



Voir les articles suivants :




Annuaire


Directory


Québec




Liste des Éditeurs
Ajouter un article
feed icon Voir la syndicalisation des articles de QuébecTOP

Contact
©2004-2008 www.QcTOP.com - Tous droits réservés