Le mouvement dadaL’Histoire de l’humanité est probablement la réalisation la plus sanglante, la plus violente, voire la plus décadente que l’homme ait jamais conçue. Parsemée çà et là d’assassinats, de tueries, de catastrophes et de guerres, cette histoire, qui est pourtant la nôtre, est une vision d’horreur telle que même les meilleurs effets spéciaux au cinéma n’arriveraient jamais à rendre compte avec justesse de la barbarie des êtres humains.
Dans cet ordre d’idées, on peut facilement désigner l’homme Ainsi, le mouvement dada prend son expansion vers l’année 1916 pour s’éteindre en 1924. C’est d’abord au cabaret Voltaire que les artistes, venus de différents pays à travers le monde, se décident à présenter et à créer des œuvres à l’image de la société. Le nom « dada » est rapidement choisi au hasard à travers les pages d’un dictionnaire. Cet aspect insolite de la création du mouvement présente d’emblée le côté aléatoire du dadaïsme. Véronique Bartoli-Anglard affirme, dans son ouvrage intitulé Le surréalisme, que le mot dada « […] devient un mot d’ordre lancé contre toutes les formes de contraintes : il faut mettre à bas toute la société et retrouver la vie, se conquérir soi-même dans l’unité des contraires. À une période de destruction doit succéder une reconstruction qui se fonderait non sur un choix, mais sur une éternelle double postulation […] ». Ainsi, malgré les désastres occasionnés par la guerre, les dadaïstes sont conscients du sort de leur société. Ils savent pertinemment qu’elle court à sa perte, que l’homme, en combattant pour le soi-disant bien de l’humanité, fonce à toute allure vers un désastre imminent. C’est en réaction contre la violence et contre la brutalité que les dadaïstes répandent à leur tour le sang versé : ils vont à leur manière projeter sur les gens ces mêmes sentiments de violence et de brutalité qu’ils ont introjectés, au premier abord. Donc, c’est dans l’arrière-salle du Cabaret Voltaire que l’on s’apprête à exprimer cette révolte commune, voire cette protestation contre une société coupable de produire les pires horreurs. C’est par l’utilisation d’un esprit de dérision féroce que les dadaïstes vont exprimer leur intériorité, ou, comme l’exprime plus tard Tristan Tzara, leur dégoût général : C’est ainsi que naquit mon dégoût, explique-t-il […]. Il s’était enraciné en moi, renforcé par les refoulements de mon enfance, il s’adapta à ma vie qu’il accompagnait parallèlement et devint un élément poétique de révolte latente et sans appel » (François Buot). Comme nous pouvons le constater, ce rejet de la guerre hante les dadaïstes jusqu’au bout : du plus profond de leurs entrailles jusqu’à la scène sur laquelle ils expriment férocement leur dégoût de la guerre et de la société. C’est de cette manière que le grotesque et l’absurdité de la Première Guerre mondiale adopteront dès lors une forme nouvelle : l’art dada, en d’autres mots un art nouveau pour le XXe siècle. En somme, il y a de nombreuses activités artistiques auxquelles les artistes du dadaïsme se sont donnés corps et âme. Que l’on pense aux poèmes nègres de Tristan Tzara, au poème abstrait Karawane d’Hugo Ball ou encore à L’amiral cherche une maison à louer de Tzara, Janco et Huelsenbeck. Si le sujet vous intéresse, je vous conseille d’écouter le vidéo ci-dessous. Bon visionnement!
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Comment faire une recherche des hippies qui ont participé au mouvement ? Bonjour, je suis au lycée et je fais un TPE sur le mouvement hippie et j'aimerais savoir si vous pouriez me dire des noms de hippies connus qui ont eu une grande influence sur le mouvement, et ce qu'ils ont fait pour avoir cette influence. Actualités à la une sur QuébecTop
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