La déprimante quête du bonheur.
Par Celine le 02/21/09La déprime nous surprend tous un jour ou l'autre. Un échec, un deuil, la perte d'un être cher, ou encore une naissance, provoquent une telle déstabilisation en nous, que l'être qui en résulte ne nous semble plus nous-même, mais un étranger. Nous sommes juste devenus différents, mais en ce nouveau nous, nous ne nous reconnaissons plus. Et pourtant. Déprimer peut être bénéfique. Il suffit de savoir réagir à temps, oser s'avouer ébranlé, oser consulter, oser
s'avouer faible, humain en somme. Pas toujours simple. Un jour, il faut regarder la vérité en face: ce voyage, ces sorties, ces dépenses, ne sont-ils pas autant de fuites? Et que dire de la procrastination, autant dire la tendance à tout reporter à plus tard, cette maladie qui se répand dans nos sociétés telle une traînée de poudre. A quoi attribuer tous ces "je déprime", que nous entendons de plus en plus fréquemment?
Nos grand-parents étaient-ils moins stressés que nous, ou juste plus résistants? Sommes-nous devenus plus mous, comme du beurre laissé sur le plan de travail, plus meubles, où les tracas du quotidien viennent y laisser leur empreinte? Peut-être. Consulter sans trop attendre est la solution, sans conteste. Mais quant à la prévention, force est de reconnaître que nombre de magazines préconisent toutes sortes de techniques de relaxation, imputant les déprimes anonymes aux crispations. Mais rien ne prouve que nous soyons déprimés car tendus.
Et si nous étions déprimés car perdus? On en demande toujours plus, sous nos yeux l'exigence perpétuelle de la réussite, il faut étudier, il faut engendrer, il faut jouir. Nous vivons tous avec notre cahier des charges sous le bras. Nous peinons à remplir des devoirs que nous nous fixons à nous-mêmes, nous voyageons car il est de bon ton de voir du pays, nous imposons à nos enfants des études fastidieuses pour gravir les échelons sociaux, sans nous poser la question essentielle: veulent-ils vraiment cela? Le drame de notre condition humaine, est que nous ne vivons qu'une fois. Une seule cartouche. Mais rien ne nous oblige à viser le centre de la cible, sous pretexte qu'elle est l'idéal, sous peine de ne jamais se pardonner de l'avoir ratée. Sachons être aveugles aux sirènes du bonheur.

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C'est quoi le bonheur?
Je ne sais pas ce qu'est le bonheur mais je crois que je ne l' ai pas encore trouver et j'ai hâte de le trouver! Que faire?

