« Les démons » de Dostoïevski
Par Ericdumais le 06/02/08Vous avez envie de lire un roman de longue haleine, qui fait environ 750 pages, mais qui, tout au long du récit, vous enchante par la beauté et l’aisance de son écriture et par l’étonnement de ses aventures?
Le roman Les démons (1873) de l’auteur russe Dostoïevski vous stupéfiera! Sans être une fable ou un récit fantastique, ce roman réaliste plonge le lecteur dans l’univers sombre et froid de la russie, au XIXe siècle,
à une
époque tourmentée où les gens remettent en question la politique, l’économie, mais surtout l’avenir de leur pays.
Ainsi, Dostoïevski, à la base, désirait écrire un roman au sujet d’un sujet d’actualité, c’est-à-dire le mouvement Netchaïev. Il a voulu, par l’écriture d’un roman historique, retracer les phénomènes monstrueux causés par la formation de ce mouvement anarchiste et ainsi comprendre ses origines, mais également ses répercussions. Comme l’affirme Dostoïevski dans une lettre adressée au tsarévitch Alexandre Alexandrovitch, la formation du mouvement Netchaïev est « une conséquence directe de l’immense rupture entre toute notre formation intellectuelle et les fondements primitifs originaux de la vie russe ». Dans cet ordre d’idées, l’écrivain nous manifeste sa peur pour la Russie, car celle-ci tend à basculer vers le néant et à se différencier, par sa faiblesse, face aux grandes nations de ce monde.
À proprement parler, le roman nous plonge à Skvoréchniki, une ville de banlieue pas très éloignée de Saint-Pétersbourg et de moscou, à travers laquelle fourmille une population complète de gens à la fois aristocrates, bourgeois, littérateurs, artistes, et criminels. Dostoïevski bâtit un microcosme précis de la Russie de l’époque et réussi, par le fait même, à faire jouer ses marionnettes d’une façon magistrale.
Nous entrons donc dans un monde gouverné par la richesse et le pouvoir. Des histoires secrètes se trament. Des gens riches et respectueux sont plongés dans des histoires sombres et criminelles. Tout le monde est coupable, sans que l’on soit capable de les dénoncer. Nous entrons avec le narrateur dans des salons littéraires où l’opulence est de mise, mais aussi où la trahison et l’humiliation règnent majestueusement. Tout le monde est louche; nous ne savons pas sur ce qui mettre le blâme; tous les gens semblent pris d’un délire subit. Ont-ils tous leur raison? Sont-ils menteurs ou seulement dérangés?
L’histoire est d’un délice tel que les centaines de pages se dévorent rapidement. Prenez garde : lire un roman russe est un apprentissage; vous le remarquerez très rapidement avec la lecture des différents noms des personnages. Néanmoins, Les démons, sans être le meilleur roman de l’année, impose par son prestige et par la rudesse de son sujet.

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J'ai écris un roman (science-fiction) de 725 pages. Je crois que c'est bon et j'aimerais le faire publier, qui je dois contacter?

