Une perfection de son et de forme atteinte dès l'origine : le violon.

Par Justineclement le 06/19/07

Le violon tel que nous le connaissons aujourd'hui a fait son apparition en Italie vers le premier quart du XVIe siècle. Il est probablement issu de la vièle et du rébec, deux instruments à archet très populaires au Moyen-Age. Entre les mains des luthiers italiens il a, dès le XVIe siècle, atteint une telle perfection de forme et de son qu'il est demeuré pratiquement inchangé depuis.

C'est un instrument de musique à cordes

frottées. Il en compte quatre, accordées par quintes, que le violoniste frotte avec un archet. Il est composé de soixante et onze pièces assemblées, chacune ayant son bois de prédilection. Les plus usités sont l'épicéa et l'érable.

C'est toujours aux Italiens que nous devons l'introduction des violons dans la musique classique. Issu des très populaires vièles et rébecs, le violon leur fut longtemps assimilé, et considéré comme un instrument de musique villageoise. En france, il faudra attendre la seconde moitié du XVIIe siècle et l'arrivée de Lully à la cour du Roi pour voir le violon y acquérir ses lettres de noblesse. En Italie, le violon avait déjà été introduit dans la partition de nombreuses sonates et opéras tels que ceux de Monteverdi.

Avec l'essor de la musique classique européenne au XVIIIe siècle, le violon gagnera une place de choix dans les orchestres, en particulier en tant qu'instrument soliste. Au XIXe siècle, les violons deviennent les principaux instruments des partitions de symphonies romantiques. Dans les formations orchestrales classiques d'aujourd'hui, y compris les altos, violoncelles et contrebasses, plus de la moitié des instruments se rattache à la famille des violons.

D'autre part, le violon est resté un instrument fondamental de bien des musiques traditionnelles : les folklores tziganes et yiddish d'europe de l'Est, la musique irlandaise, québécoise ou indienne.

Enfin, signalons aux cinéphiles que le violon tient le rôle principal du très beau film de François Girard "Le violon rouge" ; et celui, symbolique, du superbe "Un violon sur le toit" de Norman Jewison.


Brahms - Concerto Violon-D majeur


Brahms - Concerto Violon-D majeur
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